Tim Burton’s Corpse Bride (Les Noces funèbres – 2005)

mardi 19 mars 2013 à 9:57

Tim Burton’s Corpse Bride (Les Noces funèbres - 2005)

La première fois que j’ai regardé Corpse Bride, je me suis plutôt ennuyé. En fait, je me suis même assoupi. Ce n’était donc pas avec un grand enthousiasme que je lui offrais cette seconde chance. Heureusement, cette redécouverte fut assez plaisante. Une bonne surprise en soi.

Certes, il est difficile de ne pas être ponctuellement agacé par le fait que Burton parait simplement refuser de s’essayer à sortir des sentiers qu’il a déjà bien battus, mais cela n’enlève rien aux qualités techniques de son premier long métrage d’animation en stop-motion – le troisième qu’il produit, les deux précédents, The Nightmare Before Christmas et James and the Giant Peach, ont été réalisés par Henry Selick.

Tim Burton’s Corpse Bride (Les Noces funèbres - 2005)

Tim Burton’s Corpse Bride (Les Noces funèbres - 2005)

L’histoire de Corpse Bride est inspirée par une légende tirée du folklore juif. Cela parle de Victor et Victoria – référence Ed Wood oblige – qui sont destinés à se marier, qu’ils le veuillent ou non. Nerveux, Victor va s’entrainer en forêt à réciter ses vœux, mais il se retrouve accidentellement marié à la Emily qui l’emmène dans le royaume des morts pour vivre heureux pour toujours. Il cherche alors à retourner auprès de Victoria avant qu’il ne soit trop tard.

Globalement, l’intrigue du film est simplette avec ses personnages qui sont majoritairement unidimensionnels et son déroulement des plus prévisible. On ne peut pas dire que ce soit dès lors ce qu’il y a de plus passionnant. Ce qui donne un réel intérêt se trouve être l’animation. Bien que l’on retrouve un peu trop par moment des plans typiques de Burton orchestrés sur une musique de Danny Elfman qui sonne toujours aussi familière, il y a un joli travail de composition au niveau des décors, des ombres et des couleurs. Cela s’assemble d’une façon qui ajoute véritablement une touche de charme unique au film.

Tim Burton’s Corpse Bride (Les Noces funèbres - 2005)

Je n’irais pas jusqu’à dire que Corpse Bride parvient par moment à être visuellement complètement enchanteur, mais il possède réellement des passages de toute beauté, animés avec beaucoup de fluidité. Ce n’est cependant pas assez pour compenser l’intérêt limité des passages de comédies musicales. Ils sont divertissants, mais souvent trop longs et modérément pertinents. De plus, la partie émotionnelle de l’histoire ne parvient pas vraiment à dépasser d’occasionnels soubresauts, ce qui rend la conclusion légèrement plate.

Au final, je réévalue largement à la hausse mon opinion sur Corpse Bride. Le film est vraiment un plaisir pour les yeux. Par contre, il faut bien admettre qu’à ce stade de sa carrière, Burton affichait déjà un coup de fatigue certain, un besoin de renouvellement qu’il refuse d’admettre et qui impose un côté trop familier à son approche qui attaque sévèrement la spontanéité de son joli long métrage animé. C’est regrettable, car il y avait matière à faire vraiment quelque chose de majeur, mais le potentiel n’est ici que très légèrement exploité. Au moins, je l’ai cette fois regardé sans déplaisir ou envie de dormir.

Tim Burton’s Corpse Bride (Les Noces funèbres - 2005)

Next : Beetlejuice.

Réalisateur : Tim Burton ; Scénariste : John August, Pamela Pettler, Caroline Thompson.
Casting : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Emily Watson, Tracey Ullman, Paul Whitehouse, Joanna Lumley, Albert Finney, Richard E. Grant, Christopher Lee.