Tim Burton’s Alice in Wonderland (Alice au pays des merveilles – 2010)

lundi 16 juillet 2012 à 11:25

Abandonnée après les deux premiers films consacrés à Batman, mon exploration de la filmo de Tim Burton reprend désormais. Pour l’occasion, et parce qu’on m’a récemment donné le DVD, voici Alice in Wonderland, l’un des succès du box-office de l’année 2010 à côté duquel j’étais passé, étant donné que ça ne m’intéressait pas.

Ce film consacré à Alice est une adaptation de la suite des célèbres aventures de la jeune fille à Wonderland. Cela dit, appeler le film Through the Looking-Glass n’était certainement pas très viable d’un point de vue totalement marketing. Il y a donc de quoi être un peu confus pour commencer, mais pas pour longtemps. Du moins, il est nécessaire de patienter quelque peu avant qu’Alice ne tombe dans le trou du lapin qui la ramènera à Wonderland, mais il fallait bien poser le contexte et exposer l’état d’esprit d’Alice. Quoi qu’il en soit, Alice suit le lapin et tombe finalement dans un gloubiboulga numérique.

C’est d’ailleurs peut-être là que se trouve le souci principal de ce long métrage, car je ne sais pas vraiment pourquoi, mais d’un bout à l’autre je n’ai pas arrêté de chercher à trouver ce qui faisait que je n’en avais strictement rien à faire de ce qui se passait. Etrange et désagréable sensation qui tend à rendre un visionnage aussi agaçant qu’ennuyeux.

En suivant Mia Wasikowska dans la peau d’Alice, je m’attendais probablement à un peu plus, mais elle semble difficilement trouver sa place dans les décors, et elle n’est clairement pas la seule. On ne voit pas beaucoup Anne Hathaway et c’est tant mieux, car elle n’apparait que rarement confortable avec son rôle. Johnny Depp donne le change, bien qu’il paraisse surtout improviser pour tenter de faire croire qu’il n’a pas simplement envie de se barrer en courant. Heureusement, Helena Bonham Carter et Crispin Glover apportent un peu de conviction dans le récit, même s’ils ne parviennent pas à réellement compenser le vide qui les entoure.

En tout cas, j’ai pu ainsi prendre le temps pour admirer le travail des costumiers et certains détails dans les décors qui étaient vraiment agréables pour les yeux. En général, quand je m’attarde à ce point sur l’aspect cosmétique d’un film dès le premier visionnage, je ne prends pas ça comme un signe encourageant. À la fin, Alice rentre chez elle pour avoir sa conclusion et moi je n’en avais rien à faire qu’elle abandonne ses amis ou non. D’ailleurs, Burton aussi, car il ne s’arrête pas plus que nécessaire sur les adieux après avoir, de toute façon, échoué à rendre épique sa bataille finale. Il était temps de tourner la page avant que quelqu’un ne le remarque.

Sur papier, Alice in Wonderland était intéressant, mais le rendu à l’écran est juste ennuyeux. Les quelques tentatives sur le plan émotionnel tombent à plat et le périple n’est jamais habité par un esprit d’aventure. Concrètement, l’esthétique est soignée quand ça ne tombe pas dans l’excès, et puis c’est tout.

Next : Sleepy Hollow.

Réalisateur : Tim Burton ; Scénariste : Linda Woolverton.
Casting : Mia Wasikowska, Johnny Depp, Anne Hathaway, Helena Bonham Carter, Crispin Glover, Matt Lucas, Michael Sheen, Alan Rickman, Timothy Spall.