Toast (2010)

dimanche 02 janvier 2011 à 20:52

Se basant sur les mémoires de Nigel Slater, Toast est une biopic made in BBC qui nous plonge dans le passé et la cuisine pour montrer comment le petit Nigel a attrapé le virus de la cuisine.

Tout commence avec sa mère, douce et calme, mais une désastreuse cuisinière qu’il ne peut s’empêcher d’aimer, car elle fait des toasts. Moins subtil est peut-être le portrait du père, qui fait du mieux qu’il peut, si on peut dire, mais qui, je ne sais pas si c’est voulu, se révèle assez peu fouillé. L’histoire se construit définitivement autour du rapport que Nigel entretient avec sa mère, puis sa belle-mère, la femme étant intrinsèquement liée à l’art de la table.

Nigel Slater est au départ interprété par Oscar Kennedy, qui occupera la plupart du temps d’antenne, et le gamin est vraiment bon, comme celui qui joue son copain. Il donne bien le ton, et il sait se montrer touchant et léger. Il faut aussi dire que Toast opte pour être une petite histoire assez douce et gentille, se permettant quelques subtilités, mais qui se veut avant tout modeste.

Helena Bonham Carter dans la peau de Mrs. Potter, femme de ménage et future belle-mère, vient mettre du piment et des notes comiques, et l’actrice s’impose largement (l’inverse aurait été plutôt surprenant), la personnalité du personnage étant assez colorée, et ses dons de cuisine incontestable. En tout cas, les plats qui défilent sont tous très beaux, même si je dois bien admettre que là où le film échoue quelque peu, c’est à donner faim – ce qui au vu du sujet est quand même non négligeable.

Mrs. Potter et Nigel entrent donc en compétition dans la cuisine, pour gagner le cœur de Monsieur Slater, et sans aucun doute, le destin de Nigel – maintenant interprété par Freddie Highmore – est tout tracé. On pourrait presque dire qu’on a le droit à un alignement des étapes nécessaires pour s’affranchir et trouver la force de prendre la route choisie.

Toast n’est donc pas bourré de surprises (c’est une biopic, rien de surprenant là dedans), mais l’histoire est racontée avec une certaine fraîcheur, et même si certains dialogues tendent à ne pas réellement paraître crédible, cela donnant la réelle sensation de sortir tout droit de la tête du Nigel jeune (avec une dose de nostalgie de l’adulte peut-être), ce n’est pas très important ; ce n’est donc pas très fouillé, se montrant un peu trop simpliste, mais c’est très sympathique à suivre.

Réalisatrice : S.J. Clarkson; Scénariste : Lee Hall.
Casting : Helena Bonham Carter, Ken Stott, Victoria Hamilton, Freddie Highmore, Oscar Kennedy, Matthew McNulty, Colin Prockter, Clare Higgins, Ben Aldridge, Fraiser Huckle, Rielly Newbold, Selina Cadell, Tracey Wilkinson, Rob Jarvis, Sarah Middleton, Nigel Slater.