X-Men: The Last Stand (l’affrontement final – 2006)

dimanche 11 septembre 2011 à 23:22

À la différence de X-Men et X2, je n’avais jamais revu ce troisième opus que j’avais trouvé particulièrement moyen – voire mauvais. Ce revisionnage aura au moins eu pour effet de me faire réviser mon jugement sur The Last Stand. Non, le film ne s’est pas transformé en chef-d’œuvre, mais il est assurément plus divertissant que ce que je m’en souvenais.

L’histoire commence 20 ans plus tôt, au moment où Xavier et Magneto rencontrent pour la première fois Jean, destinée à devenir l’une des plus puissantes mutantes et qui s’est sacrifiée à la fin du précédent film pour sauver tout le monde. Surprise ! Surprise ! Jean n’est pas morte grâce à son pouvoir mutant, mais cela a eu pour effet de réveiller Le Phoenix qui dormait en elle. On ne tient pas là la partie de l’intrigue la plus intéressante qui soit, qui a d’abord pour but de tuer du mutant important, puis de simplement poser Jean en ennemi quasi indestructible. Pas de doute que le Phoenix avait du potentiel, mais développé d’une autre façon, qui aurait justement pu véritablement exploiter le personnage. D’un autre côté, Famke Janssen ne brille pas du tout, ses regards noirs et son expression figée sont agaçants au possible.

Le cœur du film trouve son origine auprès de Warren, mutant à ailes, dont le père est à la tête d’un empire et qui va ainsi chercher un remède contre ce qui touche son fils. L’idée est plutôt alléchante et vient directement se frotter aux grandes thématiques de la saga, avec l’intégration, sujet qui touche de près Rogue. Le procédé est utilisé à l’abus, encore une fois pour éliminer du mutant familier.

Ces démarches sont néfastes, car s’il y a bien une chose que ce long-métrage ne fait quasiment pas, c’est le développement psychologique. La familiarité avec les principaux évite que cela gêne, mais en s’en débarrassant, cela ne fait que ressortir le fait que ceux qui sont intégrés ici ne sont que des pions. Ou pour le style, comme j’ai tendance à le penser avec Warren.  Surtout qu’avec Magneto qui forme sa Brotherhood of mutants, tout prétexte est bon pour nous mettre des mutants et faire de la référence, sans que cela apporte quoi que ce soit de solide à l’histoire. Déjà que le Phoenix n’aide pas à crédibiliser l’ensemble, il faut bien dire que le combat final peut laisser dubitatif. Les X-Men ne sont pas foutus de trouver des mutants prêts à se battre à leurs côtés !

Enfin, pour la troisième fois, Kitty Pride change d’interprète, c’est Ellen Page qui endosse le rôle qui a cette fois-ci une présence plus importante, mais qui reste trop effacé pour mériter sa place. À l’image d’autres, elle semble avoir été choisie avant tout pour ses capacités plus que pour autre chose. C’est quand même gênant. On peut toujours se consoler avec Storm, toujours fidèle à elle-même, Wolverine qui doit définitivement trouver sa place, et enfin Hank McCoy aka The Beast, le nouveau mutant qui s’impose véritablement au sein de l’histoire.

Beaucoup de potentiel gâché dans ce x-men et pas mal d’absurdités aussi. La subtilité du second a complètement disparu et le film préfère laisser de côté tout développement narratif au profit du grand spectacle. Malgré cela, le divertissement reste honorable et meilleur que dans mes souvenirs.

Réalisateur : Brett Ratner ; scénaristes : Simon Kinberg & Zak Penn.
Casting : Hugh Jackman, Halle Berry, Ian McKellen, Famke Janssen, Anna Paquin, Kelsey Grammer, James Marsden,  Rebecca Romijn, Shawn Ashmore, Aaron Stanford, Vinnie Jones, Patrick Stewart, Ellen Page, Daniel Cudmore, Ben Foster, Eric Dane, Dania Ramirez, Olivia Williams, Stan Lee, Chris Claremont