X2: X-Men 2 (2003)

mardi 30 août 2011 à 23:28

Après X-Men qui posait les bases de l’univers, X-Men 2 poursuit dans la lignée du premier en continuant d’exploiter la place des mutants dans une société qui ne sait pas comment les appréhender et qui voit en eux avant tout une menace. Le sujet est remis sur les devants de la scène après une attaque du Président des États-Unis par un mutant. Qui est donc le responsable ? Voilà la question pour Charles Xavier et ses X-Men, surtout avec un Magnéto qui se trouve toujours en prison.

Ce second opus dans la saga X-Men se révèle bien mieux maitrisé sur tous les plans. Les personnages sont plus à l’aise, et le scénario n’hésite pas à tout simplement laisser de côté ceux qui ne servent pas le propos. Ainsi, Scott n’est pas vraiment étoffé et utilisé au strict minimum, mais sa place dans l’histoire l’explique et s’il avait été plus présent, il aurait été un obstacle. Au lieu de cela, l’introduction de Kurt Wagner (aka Nightcrawler) permet au contraire de se pencher un peu plus sur Storm avec qui il tisse des liens. Les deux protagonistes possèdent des croyances différentes, mais une connexion émotionnelle indéniable.

Comme il est question d’intégration et de tolérance, le sujet est exploré à différents niveaux, à l’image du passage chez la famille de Bobby, qui est plutôt bon. Le long-métrage aligne aussi les mutants autant que possible, le prétexte de l’attaque à l’école étant le moyen le plus concluant en la matière. Cette façon de coller des noms à droite et à gauche est parfois agaçante, mais au moins, dans l’enceinte de l’institut Xavier, cela a le mérite d’être justifié. Je suis par contre toujours gênée par la place de Colossus, qui semble en partie endosser un rôle d’élève, mais qui ne se fond pas vraiment dans le décor.

Enfin, X-Men 2 n’oublie assurément pas son premier film, car toutes ses intrigues sont des extensions de celui-là. Ainsi, Stryker endosse à la fois le rôle d’adversaire et de potentiel source de renseignements sur le passé de Wolverine, toujours en quête de vérité. Le personnage est encore plus bad-ass dans ce film, qui lui a trouvé un bon adversaire avec Deathstrike – dont on ne sait pas le nom si on ne connaît pas le personnage, car Kelly Hu ne doit pas avoir une ligne de dialogues. Elle est là pour bastonner tout simplement.

Ce n’est pas le cas de Pyro, cette fois-ci incarné par Aaron Stanford (Kitty Pride et Jubilée sont aussi joués par des actrices différentes, mais on s’en fout), qui s’affirme comme une tête brûlée (sans sale jeu mots), et qui est là aussi pour montrer que ce que prône Magneto peut être particulièrement attirant. Sans trop de surprise, le mutant va s’échapper de sa prison dorée, assez tardivement quand même. L’intrigue place amis et ennemis mutants du même côté pour le combat final – jusqu’à une certaine limite, il va de soi. Pour une petite pointe de négativisme, j’avoue qu’il tire légèrement en longueur dans sa construction sur la fin, et les pouvoirs mutants de Jean Grey donnent un peu l’impression d’être traité avec un petit côté mystique un peu poussif pour la métaphore et l’évolution du personnage (qui manque un peu de charisme).

En bout de route, X-Men 2 est un film qui dépasse sans trop de difficultés le premier opus, et qui exploite à sa juste valeur l’univers si riche du comic book.

Réalisateur : Bryan Singer ; scénaristes : Michael Dougherty, Dan Harris, David Hayter.
Casting : Patrick Stewart, Hugh Jackman, Ian McKellen, Halle Berry, Famke Janssen, James Marsden, Rebecca Romijn-Stamos, Brian Cox, Alan Cumming, Bruce Davison, Anna Paquin, Shawn Ashmore, Kelly Hu.